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La lecture : du conditionnement physique pour le cerveau !

Publié le 18 avril 2017

Source : Alloprof

La lecture est encore le meilleur moyen d’acquérir de l’information, de l’assimiler confortablement, de se détendre, de marcher avec l’auteur d’un livre. La lecture entretient nos facultés cognitives comme aucune autre activité. Elle ne coûte généralement pas cher et est utile toute la vie.

La lecture est une pratique fondamentale et universelle. Même des formations de haut niveau dans des matières pourtant essentiellement scientifiques conseillent expressément à leurs élèves de pratiquer assidûment la lecture. Savoir lire et écrire correctement sont les piliers de la culture et du savoir sur lesquels s’échafaudent les plus grandes connaissances, compétences et carrières. Là encore, votre rôle de parent est sollicité.

La lecture développe la patience. Neil Postman, spécialiste en communication, a écrit : « Les phrases, les paragraphes et les pages se déroulent lentement, à tour de rôle, et selon une logique qui est loin d’être intuitive ». Le lecteur doit nécessairement construire sa lecture, interprétant, comparant, évaluant, replaçant la relation de chaque page avec les autres. L’incroyable processus mental qui sous-tend la lecture insuffle persévérance, détermination et patience. On gagne à lire souvent, cela développe notre endurance à l’effort

Lire, une action qui développe l’intelligence

Lire, c’est savoir bien alimenter son cerveau

 

Selon Elliot Elsner, « qui ne peut imaginer, ne peut lire ». La lecture peut mener à une pensée abstraite, qui provient fondamentalement d’expériences concrètes, très imagées, vécues par les lecteurs. Toute pensée procède du concret vers l’abstrait, du visible à l’invisible.

La lecture n’a que des avantages. Elle est le meilleur moyen pour l’apprentissage, le développement mental et l’expression orale. Elle développe les fonctions cognitives dans des proportions étonnantes. Quand on lit, impossible de rester passif sur le plan intellectuel. En effet, cette action déclenche une foule de mécanismes cognitifs qui nous permettent d’effectuer un important travail de conceptualisation, de compréhension.

Si vous lisez le mot maison, votre cerveau va chercher dans votre mémoire tout ce qu’il sait sur les maisons. Parmi les résultats, il va sélectionner ce qui correspond au mieux avec ce qui semble lié au contexte. Selon que l’action se déroule en Alaska ou en Russie, la représentation de la maison sera différente.

Ce traitement de l’information effectué par notre cerveau lors de la lecture se fait automatiquement, sans que nous en soyons pleinement conscients. Imaginez le bouillonnement mental qui a lieu dans l’esprit de celui qui lit tout un livre ou un article !

Lire, c’est bien mieux que de regarder la télévision

 

Quand on lit une histoire, on peut imaginer chaque personnage comme bon nous semble. La télévision limite l’imagination au lieu de la libérer. Un bon livre stimule l’esprit. Sur le plan cognitif, rien n’égale le fait de lire! Sans compter qu’il s’agit là d’un des meilleurs moyens pour acquérir un vocabulaire étendu.

Reginald Damerall, de l’université du Massachusetts, déclare : « Aucun enfant ou aucun adulte ne devient meilleur du fait de regarder de plus en plus la télévision. Les dispositions requises (pour écouter la TV) sont si élémentaires qu’on n’a pas encore entendu parler d’incapacité à ce sujet. »

Plus fort encore, la lecture est intrinsèquement liée à nos capacités orales. Autrement dit, si on veut parler mieux et trouver les mots justes, il faut lire et lire encore. Certes, l’exercice oratoire réclame lui aussi un entraînement, voire une formation. Mais ce qui alimente l’expression orale c’est notre « réservoir » mental et documentaire qui se nourrit, quant à lui, par la lecture.