Critiques de livres jeunesse

Critique de livre jeunesse : Les moustiques

Publié le 17 octobre 2017

Après avoir versé davantage dans l’humour, Jocelyn Boisvert plonge dans le roman d’horreur avec ce livre court et dense où le rythme est soutenu… et les morts, nombreux!

Encore une fois cette année, Maxence est obligé d’aller passer l’été avec sa famille à Ronde-Vallée, petit village perdu où il n’y a rien à faire. Strictement rien. Sauf aller manger une crème glacée en espérant croiser la jolie Jessica.

C’est en se rendant chez le glacier avec sa sœur Emma que Maxence remarque quelque chose d’inhabituel. Un chien mort dans un fossé, dont l’intérieur semble être disparu… l’œuvre de charognards? Puis c’est un homme, devant la crèmerie, qui s’écroule, paralysé. Ainsi que la femme qui s’agenouille à côté de lui pour l’aider. Rapidement, Maxence et Emma comprennent que ce sont des moustiques qui sont responsables de ces morts. Des moustiques voraces et meurtriers qui arrivent à s’infiltrer partout, même dans les corps des humains, dont ils mangent l’intérieur. Sauve qui peut!

Avec Les moustiques, Jocelyn Boisvert réussit un grand coup. Il a su concocter un récit court, efficace, une histoire qui se tient bien en 120 pages, qui fait frissonner et ne se termine pas en queue de poisson, un roman à conseiller pour les lecteurs plus difficiles qui ne sont pas attirés par les gros livres, mais aiment bien l’horreur, pour les cercles de lecture aussi.

On n’est pas dans l’horreur pure et dans le dégoutant, mais les moustiques mis en scène sont bien assez effrayants pour qu’on regarde d’un air nouveau ceux qui volent toujours malgré le froid. En si peu de pages, il ne fallait pas perdre de temps pour installer l’intrigue et Jocelyn Boisvert le fait très bien, plaçant simplement un cadre avant de plonger dans le cœur de son récit, avec les morts qui s’empilent et la tension qui monte alors que Maxence et Emma, s’étant réfugiés dans un dépanneur, comprennent que personne ne viendra les aider, les secours ne les prenant pas au sérieux… ou succombant aux piqures meurtrières avant de se rendre jusqu’à eux.

Bien que l’idée soit difficile à croire, son traitement est particulièrement réfléchi et sa finale, rapide, est complète et ne crée pas de frustrations comme souvent dans les romans très courts. Chapeau!

Les moustiques

Jocelyn Boisvert
Soulières éditeur
ISBN 13: 9782896073887

Maxence, un ado de 14 ans, s'ennuie à mourir à son chalet situé au fin fond des bois, où il est contraint de passer l'été. Par un jour de canicule, en allant à la crémerie du village avec Emma, sa jeune soeur, il aperçoit un attroupement autour d'un homme qui a soudainement paralysé, et qui finit par s'écrouler, raide mort. Et ce n'est que le début, car la dame qui s'agenouille auprès de la victime se fait piquer par un moustique plus gros que nature. Ce vampire ailé ne se contente pas de lui siphonner son sang, il s'enfonce tout entier sous sa peau. Tandis que la femme succombe à son tour, les maringouins se multiplient à vue d'oeil. Sous les assauts de ces bestioles tout droit sorties de l'enfer, les gens autour de Max et Emma tombent comme des mouches. Et le sombre nuage qui se profile à l'horizon n'annonce rien de bon. En un instant, Ronde-Vallée se transforme en théâtre d'horreurs. Maxence et Emma devront redoubler d'inventivité pour sauver leur peau !