Critiques de livres jeunesse

Critique de livre jeunesse : L'année sans été

Publié le 17 février 2017

Une solide dose d’aventures, un zeste de suspense et une pincée de romantisme; on trouve tout ça dans le premier roman de Julie Lemieux. L’année sans été offre un séduisant mélange d’évasion, de culture et d’histoire. Premier tome d’une série annoncée de quatre, ce roman historique a été conçu pour des adultes, mais convient aussi à un public d’adolescents. L’histoire se passe en 1815, alors que la ville de Québec n’est encore qu’une petite bourgade à peine développée. L’héroïne, qui porte le nom précieux d’Ange-Élisabeth Boucher de Montizambert, est une jeune fille de famille noble, fiancée depuis son enfance au fils unique d’une famille riche de Québec. En l’absence de son père cartographe, parti explorer le « pays sauvage », la jeune Angélie se voit contrainte d’habiter avec la famille de son futur époux, où elle sera victime de harcèlement de la part d’un oncle vicieux. On suit la jeune Angélie dans son quotidien de jeune aristocrate un peu désœuvrée, ses sentiments fluctuants à l’égard de son futur époux qu’elle n’a pas vu depuis des années, son amitié avec une jeune fille pauvre, son mûrissement graduel tandis que sa personnalité se développe et que ses valeurs se précisent. Un drame et une mauvaise nouvelle amèneront Angélie à se lancer dans une folle aventure : partir en canot avec une brigade de voyageurs pour se rendre au lointain poste de traite du lac Chamouchouane, au Saguenay, un périple dangereux en terres vierges… L’auteure a bien fait ses devoirs : sa recherche est solide et l’abondance de détails nous plonge au cœur de cette époque lointaine. Le recours au passé simple ne facilite pas toujours la fluidité du texte et des dialogues ampoulés ralentissent parfois le rythme, mais l’intrigue accroche et les rebondissements sont nombreux et inattendus. Pour un premier roman, c’est un très bon départ! Le tome 2 paraîtra le 23 mars et j’ai déjà envie de le lire.